Quand j'étais petite, avec mes grand-parents et mon frère, nous allions tous les ans au Grau du Roi (Gard) pendant la première quinzaine de juillet.
Depuis peu, je suis en alternance dans le Sud et ne me retrouve qu'à une trentaine de kilomètres de ce lieu emprunt de bons souvenirs.
Pour mon premier samedi dans le coin, j'ai décidé de prendre la ClemClem Mobile et d'y retourner.
Bien entendu, une escapade improvisée ne se passe jamais sans encombre et cette journée n'échappe pas à la règle.
Pour faire court, le GPS m'a lâché au bout de 200 mètres. Bien évidement, n'étant pas du coin, c'est la panique. Je suis tentée de faire demi-tour et de passer la journée à bouquiner dans le jardin.
Cependant, portée par une motivation presque mystique, je me range sur le côté, sors une carte et cherche la route à suivre. Pour ceux qui connaissent mon sens de l'orientation, cela peut s'apparenter à de l'inconscience.
Après quelques minutes de réflexion, me voilà partie sur les routes départementales, bien décidée à revoir le quartier du Boucanet, Port Camargue et la mer ! Je ne dis pas que je trouve du premier coup, mais une fois les bons panneaux repérés, je suis lancée.
Pendant les quelques heures passées sur place, je ne fais rien d'extraordinaire, à part retourner sur les lieux qui ont marqué mon enfance. Je me gare Avenue du Mail, je prends le Boulevard du Dr Jean-Baptiste, celui qui longe la plage, pour aller jusqu'au centre-ville, puis je reviens sur le port, pour déjeuner.
Le restaurant où je voulais m'arrêter est bondé ... de familles avec enfants. Je fais donc demi-tour illico presto pour essayer de trouver un endroit plus calme. J'entre finalement à l'Hôtel Restaurant Le Grand Sud. Il reste des tables en terrasse, sous la tonnelle, à l'abri du vent et du soleil.
C'est la première fois que je mange seule au restaurant. Franchement, ce n'est pas désagréable. Il faut simplement éviter de rire ouvertement aux blagues des tables à côté (petite astuce, c'est cadeau).
S'en suit une balade digestive - à base de vent dans le visage - au terme de laquelle je m’assieds sur un banc, face à la mer, pour feuilleter le dernier Glamour. Le week-end on a le droit.
L'après-midi est déjà bien avancée, je décide de regagner Montpellier. Mais avant, un dernier coup d’œil à la plage où j'ai fait mes premiers châteaux de sable.
C'est étrange, dans mes souvenirs, elle était beaucoup plus grande.
Et vous, votre week-end de Pâques ?


Le riz n'a pas l'air maison si tu veux mon avis (ou même si tu ne le veux pas) !
RépondreSupprimerMerci pour cette balade camarade. J'ai presque senti le vent dans mon visage et le sable entre mes orteils :)