dimanche 18 octobre 2015

Working and studying



"Et, au bureau au fond à droite, c'est Clémentine, notre stagiaire."

Je préfère me voir comme une "stagiaire + + ", mais force est de reconnaître que je ne suis que de passage dans la rédaction où je travaille. 

Pour être précise, je suis en "contrat de professionnalisation" pour deux ans. Une alternance, pour faire simple.

Après ces six premiers mois, j'ai remarqué que quelques amis et membres de ma famille avaient encore du mal à comprendre le concept.

Au passage, si quelqu'un qui envisage d'entamer un contrat pro passe par là, il saura un peu mieux à quoi s'attendre.

Petit topo :)


Au mois de mars, j'ai déménagé dans le sud de la France et commencé une formation à l'Ecole supérieure de journalisme de Montpellier, aussi connue comme "ESJ Pro".
En parallèle, j'ai un poste de rédactrice dans un quotidien régional.

Comme 90% des élèves de l'école ne travaillent et n'étudient pas dans la même ville, les cycles d'alternance sont assez longs.
En gros, je travaille deux mois, puis je vais en cours deux semaines. 

Si tout se passe bien, je serais officiellement "Journaliste presse écrite / web" en février 2017.


Logement(s)

Je ne suis ni multi-propriétaire, ni riche.

J'habite un deux pièces dans la ville où je travaille. Le loyer est payé, en partie, par les APL et l'aide de mes parents. Ce qu'il manque et le reste des factures, c'est pour Bibi.

Quand je dois aller en cours, je réserve un studio via AirBnB. Je suis remboursée le mois suivant par mon employeur. J'ai un budget défini qui comprend le logement et la nourriture, à moi de ne pas le dépasser et de présenter les reçus à la fin de la session.

Pour le moment, je suis toujours tombée sur de bonnes adresses. Ma seule inquiétude est de retrouver Bob, ma plante verte, décrépie à mon retour. Pour le moment, elle tient le coup ;).



Allers - Retours


Parfois, je dis en m'amusant que j'ai "trois maisons et demi". Chez mon père (1), chez ma mère (2), mon appartement (3) et les AirBnB (3.5).

Mais, blague à part, il faut bien se déplacer d'une de ces maisons à l'autre, une fois de temps en temps. Deux choix s'offrent à moi : le train ou la voiture. Le premier l'emporte dans 90 % des cas.

Du coup, en plus de la carte de réduction "12-25" je me suis inscrite au programme "Voyageur" de la SNCF. Si je ne me trompe pas, tous les dix billets achetés, on obtient 20 % de réduction. Les deux cumulés peuvent vraiment valoir le coup sur certains trajets.



Les études


L'école se trouve donc à Montpellier. Je n'y avais jamais mis les pieds avant de commencer l'alternance et ai été ravie de découvrir une ville étudiante. Parce que, là ou je vis, on ne peut pas dire que ça doit la folie niveau animation.

Les cours sont dispensés par des journalistes et professionnels des médias, sur des périodes de cinq jours. A chaque cycle, un nouveau thème est abordé. Par exemple, la dernière fois c'était "déontologie / faits-divers" pour la première semaine et " tribunal / justice" pour la seconde.

La plupart du temps, la semaine débute avec des cours magistraux ou théoriques. Ensuite, l'enseignant nous lâche "sur le terrain" et c'est à nous de ramener de la matière et de rédiger nos articles. Pour finir, il nous corrige, de façon individuelle ou collective.

C'est assez agréable d'avoir un rythme fixe, de travailler du lundi au vendredi et d'avoir ses weekends. Mais j'y reviendrai.

C'est également agréable d'être systématiquement corrigée par un pro et de pouvoir faire preuve d'un peu de fantaisie (si on le sent) dans nos papiers.



Le travail


En presse quotidienne, il faut forcément quelqu'un tous les jours à l'agence pour écrire le journal du lendemain.
Même le dimanche et les jours fériés.
Avec le recul, ça parait logique. Sur le coup, ça surprend. 

Par conséquent, pas de rythme fixe. Parfois, j'ai mes jours de repos le samedi et le dimanche et, la semaine suivante, c'est le mardi et le mercredi. Des fois, je vais travailler sept jours d'affilée, ou par tranche de trois jours. En général, le calendrier du mois à venir tombe vers le 20 du mois en cours. 

En ce qui concerne le travail à effectuer, les tâches sont très variées. A cause du rythme virevoltant, tout le monde doit être polyvalent. Il faut traiter la culture, les faits-divers, les interviews, les photos ...
Cela étant dit, je ne touche pas trop à la politique. Et ça m'arrange.

Jusqu'ici, j'ai surtout couvert des fêtes de village, des manifestations culturelles, ou encore fait le point sur des associations et des structures socio-éducatives. Ça ne paie pas de mine dit comme ça, mais je rencontre plein de monde et découvre de nombreuses actions dont je n'aurais pas soupçonné l'existence autrement.

Chaque rédaction est différente et la mienne est en sous-effectif. Du coup, j'ai vite appris les codes de la presse quotidienne, la mise en page etc.
Au début ce n'était pas évidement parce que je n'ai pas de tuteur officiel, mais grâce aux conseils (et critiques)  des uns et des autres je pense avoir vite progressé.Certes,j'ai encore des lacunes. Encore dix-huit mois pour les combler et m'améliorer !


Si vous avez tout lu : félicitations !
En espérant que cet article ait pu éclaircir certains mystères.
En attendant, il me reste de très nombreux billets et train à réserver et AirBnB à visiter.

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